Biennale B#2 - Picha Art

Hors les murs  (2010)

 

L’événement de la biennale de Lubumbashi demeure un dispositif majeur dans la dynamique et l’accompagnement d’artistes de Lubumbashi, de la promotion de la création expérimentale et des échanges avec des artistes internationaux de part la qualité des échanges qu’elle initie, la visibilité qu’elle apporte et les moyens qu’elle permet de lever pour soutenir le secteur culturel.

La célébration en 2010 des cinquantenaires de 17 pays africains, qui a coïncidé avec le centenaire de la ville, a permis d’inscrire l’événement dans la réflexion sur l’espace (la ville de Lubumbashi) et le temps (la mémoire des indépendances).

 

Photographie

 

Le concept, définit par Simon Njami, commissaire général de la biennale, a été celui d’investir la ville avec des installations photographiques sur des places publiques et des installations vidéo dans des lieux portant une charge urbanistique ou historique dans la ville.

32 photographies de 9 artistes ont été présentées dans la ville : Adama Bamba, Pierrot Men, Kiluanji Kia Henda, Jellel Gasteli, Zineb Sedira, Kiripi Katembo Siku, Dionisio Gonzalez, David Jimenez et Mouna Karray.

Ces photographies ont été placées dans la ville suivant 3 parcours :

Mémoire : sur les lieux de pratiques culturels et de rencontres qui sont encore fonctionnels ou qui sont en ruine ;

Pouvoir : des édifices du pouvoir économique, religieux et politique ;

Zone neutre : le long de la ligne de démarcation entre les cités indigènes et la ville « blanche » durant la période coloniale.  

 

Art vidéo et installations

 

Des installations vidéo ont été présentées en 5 soirées durant la semaine professionnelles, soit les œuvres de  Moataz Nasr, Myriam Mihindou, Bili Bidjoka, Berry Bickle, Gulda El Magambo, Heeten Bhagat, Dorothee Kreutzfeldt, Robert Cahen, Douglas Masamuna.

À l’exception de celles des trois premiers, les vidéos sont des œuvres inédites où des écrivains de Lubumbashi ont fourni des textes qui ont servi de base à la création et l’ensemble des images ont été tournées à Lubumbashi en juin 2009 au cours d’un atelier animé par Sammy Baloji et Robert Cahen.

Les lieux de présentation  ont été : le Musée National de Lubumbashi (mercredi le 13 octobre 2010), le Palais de Justice (jeudi le 14 octobre 2010), le terrain vestige de la zone neutre (vendredi 15 octobre 2010), le parvis de la Basilique Sainte Marie (samedi 16 octobre 2010), le Théâtre en ruine de Kamalondo (dimanche 17 octobre 2010).

Deux installations ont été présentées au Musée National de Lubumbashi : « Le départ »  de Robert Cahen et « Bwana Kitoko » de Dimitri Fagbohoun.

 

Cartes blanches 

 

Une série de cartes blanches ont été accordées à des institutions partenaires pour présenter des œuvres durant la manifestation, en marge de la sélection officielle.

L’exposition photo « The Beautiful Time » de Sammy Baloji  produite par l’African Art Museum de New York (mars 2010) a été montrée pour la première fois à Lubumbashi au Musée National, dans le cadre du colloque sur la mémoire coordonné par Bogumil Koss Jewsiewicki tenu le samedi 16 octobre 2010.

Une carte blanche a été accordée au Goethe Institute de Nairobi qui a invité le photographe sud-africain Andrew Tshabangu à présenter dans la galerie d’art contemporain du Musée National les travaux de Davis Kabala et Kevin Irungu, deux artistes émergents de la scène kenyane. Cette exposition a été ouverte au public du 13 au 30 octobre 2010.

Le Fonds National d’Art contemporain français a présenté une série  d’art vidéo à la Halle de l’Etoile, Centre Culturel Français de Lubumbashi du 22 octobre au 4 novembre 2010.

L’institut hollandais des arts et des médias (NIMK Montevidéo) a présenté une sélection d’œuvres d’art de sa collection à l’institut des Beaux-Arts de Lubumbashi. Cette présentation a eu lieu le 19 octobre 2010 dans la salle polyvalente de l’académie des beaux-arts.

Un atelier de création vidéo a été animé en collaboration avec la fondation hollandaise One Minute. Cet atelier a permis de monter une dizaine de vidéos réalisées par des jeunes lushois. Les vidéos ont été projetées le 20 octobre au centre d’art Picha.

 

Rencontres professionnelles

 

4 matinées de rencontres professionnelles ont été organisées rassemblant les artistes invités, les artistes locaux, les professionnels et le public à la Halle de l’Etoile, Centre Culturel Français. En plus de l’exposition des démarches artistiques des artistes, ces rencontres ont également été un cadre pour débattre sur le rôle de l’art dans le contexte africain et les possibles échanges entre les structures présentes.


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