Biennale B#4 - Picha Art

Les Réalités filantes  (2015)

 

Le titre « Réalités Filantes », est librement emprunté au grand poète, philosophe et écrivain martiniquais Edouard Glissant.  Les expositions et les événements proposés pour la Biennale questionnent sur la façon à la fois diverse et complexe dont les artistes appréhendent une réalité « jetable », où rien ne semble voué à durer. Dans quels types d’actions les artistes doivent-ils s‘engager pour faire face à la tyrannie de l’urgence imposée par l’ordre néolibéral ? Les œuvres d’art sont-elles des repères efficaces pour une réappropriation du réel ? Telles sont, entre autres, les questions qui irrigueront cette 4ème édition. Des artistes de différentes générations et d’horizons géopolitiques variés ont été présents à Lubumbashi à travers des dispositifs engageant le public à des rencontres intenses. Une manifestation d’une telle ampleur a requis la coopération avec des institutions essentielles comme le Musée National de Lubumbashi, l’Institut des Beaux-arts de Lubumbashi, Institut Français de Lubumbashi des structures indépendantes parmi lesquelles l’Asbl Dialogues, qui toutes mènent un long et patient travail de sensibilisation et de médiation artistique culturelle à Lubumbashi.

 

Artistes

 

Charif Benhelima, Frances Bodomo, Bakary Diallo, Jonathas De Andrade, Alfredo Jaar, Jean Katambayi, Kiripi Katembo, Kapwani Kiwanga, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Gulda El Magambo, Michèle Magema, Eddy Massumbuku, Mega Mingiedi, Adrien Missika, Vitshois Mwilambwe, Monica Nador, No Olho da Rua, Henrique Oliveira, Els Opsomer, Georges Senga, Paty Tshindele, Joëlle Tuerlinckx, Maarten Vanden Eynde, Sarah Vanaght, Costa Vece…

 

Les rencontres professionnelles 

 

Les rencontres professionnelles ont eu lieu à l’Institut des Beaux-arts de Lubumbashi et  à l’institut français, le samedi 10 et le dimanche 11 octobre 2015. L’objectif affiché de ces rencontres étaient, en autres, d’identifier des pistes pour accompagner les artistes locaux dans une démarche de professionnalisation, en portant l’attention aussi bien sur les outils de la pratique (espaces de travail) que sur les outils de la diffusion (lieux, réseaux, programmes éducatifs), de manière intégrée, en respect des spécificités locales. Au-delà du sentiment d’urgence, il s’agissait de s’interroger sur les manières dont les artistes peuvent se saisir des opportunités d’échanges facilités par la commutation généralisée sans être victimes d’une forme d’homogénéisation des styles et des regards.


Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Résoudre : *
27 × 10 =