EXPO KINKWELELE

DADDY TSHIKAYA ET JEAN KATAMBAYI

01 AOUT – 30 SEPTEMBRE 2016

 

SOUS LA DIRECTION ARTISTIQUE DE ROSEMARY TSHAWILA

 

Rencontre entre deux pratiques aux antipodes, l’une ‘‘hard’’ qui pense que rien ne peut la retenir, elle pense en grand, en dur, en temps ; et l’autre ‘‘soft’’ qui a presque peur quand elle doit faire face à la chaleur de l’industrie. Pourtant les deux artistes se rencontrent sur les mêmes applications, la même lecture du roulement de la vie. Pour Daddy et Jean, la vie est une fonction qui dépend de la nature. Ils façonnent leurs œuvres à partir des matériaux de récupération, une approche ‘‘écologique’’ mais pas tant que cela, car leurs ateliers sentent la métallurgie et les dérivées des processus chimiques. Toutefois, ces mediums ne sont pas pour nuire dans leur entendement, ils expriment un attachement historique et nostalgique pour lequel un détachement quelconque ne se ferait pas sans les dénaturer. Ils traversent des utopies, des repères et des coïncidences, ils appellent à l’existence des structures et des théories pour le besoin.

‘‘ Kinkwelele’’ (cerceau en français), était fabriqué à partir des bordures des futs provenant des magasins d’approvisionnement. Il pouvait aussi provenir des gentes de vélos, de motos et parfois de véhicules. Kinkwelele fait partie d’une bonne gamme des jeux populaires de l’enfance qui rappellent la belle époque.

Pour cette collaboration avec Picha, Daddy et Jean échangent autour d’une configuration incluant métamorphose et rencontre. Leurs pratiques se ressourcent dans l’ambiance passée des mines, des rejets des  industries, de la jungle. ‘‘Butoto’’.